Dans les abstractions

 
 
 

Chlordécone : comment limiter les risques

 
 
 
 
 

On s'en doutait, mais depuis l'étude de l'INSERM rendue publique en juin en Guadeloupe, c'est désormais avéré : le chlordécone est mauvais pour la santé humaine. Mieux vaut donc éviter de trop en consommer. Voici quelques conseils formulés par les spécialistes :

. N'achetez pas de produits agricoles à des vendeurs à la sauvette. Les légumes des producteurs et des réseaux commerciaux légaux sont maintenant contrôlés à l'inverse des clandestins qui ne présentent aucune garantie de qualité. Le conseil vaut également pour les poissons, les crustacés et la viande.

. Si vous faites un potager sur des terres à risque (c'est-à-dire susceptibles d'avoir été plantées en bananes après 1973 ou situées près de champs de banane), évitez certaines cultures sensibles à la pollution. Ne plantez pas de racines et de tubercules (patate douce, dachine, igname, carotte, radis, navet, gingembre etc), de cucurbitacées (concombre, courgette, giraumon, melon, pastèque etc), de salades en plein champ, ou de cultures dont la partie récoltée est en contact avec le sol (poireau, oignon pays). A l'inverse, certaines cultures sont possibles même sur des terres très contaminées. A l'inverse, certaines cultures sont possibles même sur des terres contaminées jusqu’à 1mg/kg. C'est le cas de l'ananas, de la banane et de la tomate. Les chercheurs travaillent actuellement à étoffer la liste.

 . Si vous vous approvisionnez souvent sur des circuits parallèles (familiaux, amicaux etc) en racines et tubercules, en l'absence de garantie, limitez la consommation à deux fois par semaine et pelez largement les légumes (en enlevant quelques millimètres de chair avec la peau). En revanche, il est inutile d'enlever la peau des bananes pour les cuire à l'eau. Paradoxalement, le fruit par lequel la pollution est arrivée (le chlordécone était destiné à éliminer les parasites du bananier) est exempt de traces de ce pesticide.

 . En dépit des croyances qui ont la vie dure, ne buvez pas l'eau des sources martiniquaises ou des rivières. Les analyses ont révélé qu'au moins la moitié des sources recèlent des traces de pesticides à des taux parfois alarmants. Ainsi, au Lorrain, la source Morne-aux-Boeufs dépasse de plus de 500 fois la norme de chlordécone autorisée pour l'eau potable. De plus, 85% des sources sont également polluées par des bactéries du fait des insuffisances de l'assainissement. Préférez l'eau du robinet (qui est contrôlée) ou les eaux de sources locales commercialisées qui ne contiennent pas de chlordécone. Les spécialistes sont formels.


Sommaire 

Actu Fey

. La pollution des eaux
. Chlordécone comment limiter les risques
. L’assainissement chez les particuliers : une urgence

Science
. Un pesticide peut en cacher un autre

Fey Entretien

. Chlordécone : la prescription du professeur Belpomme

Tribune libre !

Nature
. Le Kaïali... Kio
. Le cheval qui soigne

Yo Fey’
. KIDS’ GUERNICA. Dessine-moi … la paix...

Développement durable
. Chlordécone dans la faune sauvage

Fey' Débat
. Le comportement écologique


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